Dimanche, 17 Novembre 2019 23:11
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LUTTRE CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT : Le GIABA réfléchit sur la nécessité d’harmoniser les textes juridiques. Favori

La 32ème réunion de la Commission technique du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) démarré hier à Saly Portudal. L’occasion a été saisie par le Directeur du GIABA, pour parler de la nécessité d’une loi harmonisée.

La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme est un combat commun à tous les pays de la sous-région et aux membres de l’UEMOA. Toutefois, l’absence de texte commun régissant les stratégies et les formes de cette lutte semble être un des freins qui ralentissent l’atteinte des objectifs des différentes structures en charge de cette lutte. Dans cette lancée, kimélabalou Aba montre que le GIABA a déjà engagé la réflexion dans ce sens : « Les réflexions sont en cours pour voir si effectivement il y a nécessité de parvenir à une loi harmonisée au niveau communautaire pour faciliter la coopération dans la recherche, dans le dépistage et dans le recouvrement des avoirs criminels dans notre espace ». Pour le Directeur du GIABA, l’harmonisation des textes juridiques facilitera également l’entraide judiciaire, l’extradition et de façon générale, la coopération judiciaire.

Dans cette lancée, il a rappelé que le GIABA est garant de la mise en œuvre des standards internationaux définis pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. « Et pour s’assurer de la conformité aux normes du GAFI (Groupe d’Actions Financières) des dispositifs juridiques et institutionnels mis en place par les Etats membres, le GIABA conduit des évaluations mutuelles » indique Kimélabalou Aba. Avant de poursuivre : « Et actuellement, après le Ghana, le Sénégal, le Cap-Vert et le Burkina Faso, ce sont les projets de rapports d’évaluation mutuelle du Benin et du Mali qui seront examinés et adoptés au cours de cette réunion plénière de la Commission technique du GIABA ».

Pour Ramatoulaye Gadio Agne, deux défis sont à relever par le Sénégal dans cadre. Il s’agit « principalement de l’achèvement des travaux de révision du cadre juridique pour combler les insuffisances résiduelles et la mise en œuvre du document de stratégie nationale ». La Présidente de la Cellule Nationale de traitement des Informations Financières du Sénégal (CENTIF) indique que ces défis pourraient être relevés au regard de l’engagement des hautes autorités à combattre sans relâche tous les crimes économiques et financiers.

Elle informe, dans ce sens, que le Sénégal s’est déjà inscrit dans la dynamique de renforcement de son dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations et conclusions des rapports d’évaluation mutuelle, adopté à la 30ème réunion plénière de la Commission de Technique, des avancées substantielles ont été notées : « une évolution du cadre règlementaire avec l’adoption de la loi 2018-03 du 23 février 2018 relative à la LBC/FT et la signature des décrets d’application en Septembre 2019 ; l’élaboration et la validation d’une stratégie nationale pour la période 2019-2024, dont les axes majeurs visent à combler l’essentiel des lacunes identifiées dans les rapports d’évaluation mutuelle ; la conduite d’actions sectorielles de sensibilisation à l’endroit des assujettis de la LBC/FT ainsi qu’une campagne nationale dans les 14 régions que compte le Sénégal », a expliqué Ramatoulaye Gadio Agne.

idy niang

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